jeudi 18 octobre 2007

L’ivresse champêtre ou l’art geste des peintres

Plusieurs peintres ou sculpteurs ont accepté de nous prêter des photos de leurs œuvres sur le thème de la Ferme. Je vous laisse les découvrir. Vous pourrez aller sur leur blog ou site pour admirer d’autres œuvres. Vous les retrouverez le 12 Octobre pour le vernissage de notre exposition " Florilège Champêtre" qui durera deux mois aux heures d'ouverture de la bibliothèque avec d'autres peintres et 60 tableaux. J'espère que vous serez nombreux à venir contempler cette galerie champêtre et à acheter leurs toiles.
Au fur et à mesure de l’arrivée des photos, je compléterai cet article.


Panier de raisins de Marie-Claude Eguimendia de Cancon(47).




Voici les acryliques sur enduit stucco (venitien) d'Anne GaZel Lirio d’Agen (47)



Une originalité avec les vitraux et les tableaux thermo fusion à la poudre de verre d' Edith Hagers de la Roseraie de Ste Livrade (47).












Yvette Jacquet vous présente ses huiles avec des oies et ses paysans au chaume:













Elise Laffont de Sainte Colombe (47)nous a peint un berger et ses moutons et un troupeau d' oies:









Roselyne Malisani-Garcia de Moirax (47)nous donne à admirer son attelage de boeufs sous le joug et sa petite bergère.














Un brin d'humour avec Yann Normand de Toulouse (31).


















Les vignerons au travail et la charrette de foin tirée par les boeufs au pied du pigeonnier sont de Véronique Parinaud de Moirax (47)







Yolande Rumi de Pujols (47) nous offre d'admirer un superbe coq:







"L’humour et la poésie nous offrent une autre façon de voir le monde . Ajouter une oeuvre d’art dans une pièce , c’est y mettre une fenêtre de plus" a dit notre sculpteur poète Olivier Torchet de Montpezat (47).


Alors admirez et rêvez autour d'un vieil outil reforgé.










Pastel ou bois sont la technique de Jeanne WHITE de Pujols (47)

dimanche 14 octobre 2007

Céréales,Oléagineux et Légumiseuses




Dans le passage entre la bibliothèque et la salle d’exposition de peintures fermières, nous avons installé une longue table à la hauteur des enfants avec quelques céréales, oléagineux et légumineuses dans de jolies boîtes en bois sur une claie à prune.

Durant les accueils, les élèves pourront découvrir quelques graines rares en même temps qu’ils verront les miniatures agricoles (tracteur, semoir) réparties dans deux vitrines.


- les travaux de préparation de la terre (labour) et épandeur d’engrais,
- les chaumes, fenaison ou mises en meules des foins ( faucheuse, endeneur, presse)

- récoltes des céréales, oléagineux, raisins ( moissonneuse, ensileuse, vendangeuse et tracteur forestier ou autre remorque……
- Une mini ferme datant de 1935 les attend aussi.

Voici quelques graines que nous avons exposé avec leur petite histoire et quelques recettes pour vous donner envie de les déguster à votre tour.

Les pois carré est oui ça existe bien !!!!

On peut acheter des POIS carré au marché du Samedi à Nérac mais sec et à cuisiner en ragoût. C’est délicieux.


Le pois carré de Cayen est un pois à écosser pour la soupe de forme carré. Le pois est peut-être le plus ancien légume à cosse, puisqu'on le consommait déjà en Asie vers 7000 avant notre ère. Le pois carré contient dix fois plus de protéines que le manioc, la patate, le cambarre, la songe…Il est désigné ailleurs sous le nom de « pois ailé » à cause de ses gousses de forme quadrangulaires et munies d’une sorte d’arête sur chaque angle, qui le fait ressembler à une aile.

Légumes aux lentilles corail et curry

ingrédients: 3 navets 1 poivron rouge 1 courgette 2 blancs de poireaux 3 cs de lentilles corail 2 cc de curry sel et poivre
Couper tous les légumes en morceaux après les avoir lavés. Les faire revenir dans une cocotte avec un peu d'huile d'olive. Ajouter les lentilles corail et 1 verre d'eau Saler et poivrer. Ajouter le curry Couvrir et laisser cuire 10 à 15 min Servir chaud

Cake aux poireaux, lardons, graines de Lin et Sésame

Préparation : 15 mn Cuisson : 45 mn Pour 6 personnes :
1 gros poireau 1 boîte de lardons fumés 3 œufs 150 g de farine
1 sachet de levure chimique 150 ml de lait tiède 100 ml d huile
100 g de gruyère râpé 50 g de parmesan 1 c à café de curry
1 grosse poignée de graines de lin 1 poignée de graines de sésame grillé

Couper le poireau en lanières et le laver. Faire revenir les lardons sans matière grasse et ajouter les poireaux. Saupoudrer de curry et arroser d'un verre d'eau. Cuire jusqu'à évaporation de l'eau.
Pendant la cuisson des poireaux, fouettez les oeufs avec la farine et la levure, l'huile et le lait. Incorporer les fromages ainsi que les poireaux. Bien mélanger en ajoutant les graines de lin. Rectifier en poivre et sel.
Versez dans un moule à cake (en silicone de préférence),
Parsemer de graines de sésame et faire cuire 45 minutes à 180°C. $
Vérifiez la cuisson avec la lame d'un couteau. Déguster tiède

La graine de lin et le bêta-carotène

C’est un des seuls aliments du règne végétal qui contient autant d'oméga-3, puisque habituellement on retrouve ce type d'acide gras principalement dans les poissons.

Croissants de lune au sirop d’érable

Ingrédients : 125 g de blé et 25 g de SARRASIN moulus finement - 75 g de beurre - 75 g d’amandes en poudre - 100 g de sirop d’érable ou de miel - zeste de citron - sel - vanille en poudre.

Battre le beurre ramolli jusqu’à ce qu’il jette des pointes. Ajouter le sirop d’érable, le zeste de citron, sel et vanille. Travailler au fouet jusqu’à consistance crémeuse. Ajouter les amandes et la farine. Laisser reposer au frais 30 minutes._Passer les mains sous l’eau froide. Détacher à la cuiller de petites portions de pâte. Former de petits boudins pas plus gros que le petit doigt, que l’on courbe en croissant de lune en effilant les extrémités. Poser sur une plaque beurrée et farinée. Cuire au four chauffé à 180 °C environ 15 minutes. Rouler les croissants tout chauds dans du sucre vanillé.

Sarrasin
Céréale originaire d'Orient, appelée aussi blé noir, bucail ou beaucuit. La plante est haute de 20 à 70 cm et porte une grappe de fruits contenant une seule graine. Le grain est noir et donne une farine grise. Très utilisée en Bretagne et en Normandie pour confectionner de grosses crêpes dite "galettes".Le grain, d'une saveur très particulière, est utilisé en Russie pour confectionner la "katcha", cuisinée comme le riz. Les japonais mangent des « soba » nouilles faites à partir de farine de Sarrasin, lors de leur premier repas de l’année afin de bien commencer la suivante ? Le symbole de ces pâtes ? Une longue Vie.

Blé aux épices

ingrédients :
2 échalotes 1 botte de coriandre 1 citron vert
250g de Blé 2 c à soupe d'huile de tournesol
2 clous de girofles 1 cube de bouillon de volaille sel, poivre
1 c à café de cumin en poudre 1 c à café de gingembre en poudre

Recette :
Épluchez et hachez menu les échalotes.
Rincez et ciselez la coriandre.
Râpez finement le zeste de citron.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte à feu vif.
Faites-y revenir les échalotes avec du sel, les clous de girofle.
Rincez à l'eau froide le Blé.
Faites le revenir dans la cocotte quelques minutes.
Baissez le feu et ajoutez le zeste de citron et la coriandre.
Versez-y un litre d'eau chaude et émiettez le cube de bouillon de volaille. Remuez et portez à ébullition. Baissez le feu, couvrez et laissez cuire 45mn.
En fin de cuisson découvrez la cocotte s'il reste trop d'eau.
10mn avant la fin de la cuisson, préchauffez votre four à 240° (thermostat 8)
La cuisson terminée, assaisonnez le blé avec les épices et passez le au four 5mn dans un plat à gratin.
Le blé doit sécher un peu et commencer à caraméliser. Servir chaud.

Chez les INDIENS de l’Altiplano en BOLIVIE, le QUINOA était symbole de fertilité de la terre. Les INCAS l’appelaient « Chisiya mama » ce qui signifie, en quechua « Mère des tous les grains »

Orge avec ses grains ovales, mondés (c'est-à-dire complets, tout juste débarrassés de l'enveloppe dure), ou perlés (c'est-à-dire polis et raffinés), l'orge se cuit à l'eau et gonfle considérablement à la cuisson (pour une tasse d'orge, compter 4 tasses d'eau). L'orge perlé est plutôt ajouté aux potages tandis que l'orge mondé est excellent dans les salades composées.
Non panifiable, l'orge sert surtout à fabriquer de la bière.




Salade de riz noir vénéré, ananas, petits pois et crevettes (4 pers.)

Ce riz était vénéré et interdit car réservé à la cité impériale à Pékin en Chine et aphrodisiaque!!!

Ingrédients: 1 verre de riz noir 300 g de petits pois écossés 1 ananas qs crevettes cuites 1 cs de moutarde 3 cs d'huile d'olive 1 cc de curry 1 pincée de gingembre 1/2 bouquet de menthe sel, poivre du moulin

1°/ Faire cuire le riz selon les indications sur le paquet. Égouttez et rincer. Faire cuire les petits pois 3 minutes dans l'eau bouillante. Décortiquez les crevettes. Éplucher et couper l'ananas en petits dés et réserver le jus qui coule lors de l'opération. Mélanger tous les ingrédients.
2°/ Faire réduire le jus d'ananas de 3/4 sur feu vif. Laisser refroidir et mélanger à la moutarde et aux épices. Montez avec l'huile d'olive et rectifier l'assaisonnement. Verser sur la salade et mélanger.
3°/ Ciseler la menthe et la parsemer sur la salade. Servir très frais.

samedi 1 septembre 2007

Dictées du certificat d'étude: la Ferme d'Antan

Le Lot-et-Garonne, terre agricole qui a accueilli George Sand au château de Guillery vous offre ces images et son Moulin des Tours de Barbaste à découvrir.

Importance de l’Agriculture

"Cultivateurs, quand vous voyez jaunir les moissons,vous pouvez dire avec un légitime orgueil: “C’est à nous que riches et pauvres doivent leur subsistance”. On l’a proclamé avec raison, l’art de cultiver la terre est le premier des arts.
Les anciens l’honoraient entre tous: les Romains récompensaient par le don de quelques arpents les plus éclatants services, et l’on a vu plusieurs de leurs plus illustres généraux, le lendemain de leur triomphe, reprendre la charrue qu’ils avaient quittée pour l’épée.
L’histoire de l’agriculture est pleine de noms et de souvenirs glorieux. En Chine on élève des temples.
Nos fêtes agricoles témoignent du même sentiment d’estime pour ceux dont les labeurs sont la source de la principale richesse du pays"

Mare au diable de George Sand (1804-1876)


"Mais ce qui attira ensuite mon attention était véritablement un beau spectacle, un noble sujet pour un peintre. À l'autre extrémité de la plaine labourable, un jeune homme de bonne mine conduisait un attelage magnifique : quatre paires de jeunes animaux à robe sombre mêlée de noir fauve à reflets de feu, avec ces têtes courtes et frisées qui sentent encore le taureau sauvage, ces gros yeux farouches, ces mouvements brusques, ce travail nerveux et saccadé qui s'irrite encore du joug et de l'aiguillon et n'obéit qu'en frémissant de colère à la domination nouvellement imposée.
C'est ce qu'on appelle des boeufs fraîchement liés. L'homme qui les gouvernait avait à défricher un coin naguère abandonné au pâturage et rempli de souches séculaires, travail d'athlète auquel suffisaient à peine son énergie, sa jeunesse et ses huit animaux quasi indomptés"

Extrait de Regain de Jean GIONO (1895-1970)

« Les labours d’automne ont commencé ce matin. Dès le premier tranchant de l'araire, la terre s'est mise à fumer. C'était comme un feu qu'on découvrait là-dessous. Maintenant que voilà déjà six sillons alignés côte à côte, il y a au-dessus du champ une vapeur comme d'un brasier d'herbe. C'est monté dans le jour clair et ça s'est mis à luire dans le soleil comme une colonne de neige. Et ça a dit aux grands corbeaux qui dormaient en volant sur le vent du plateau : "C'est là qu'on laboure, il y a la vermine". Alors ils sont tous venus, d'abord l'un après l'autre en s'appelant à pleine gorge, puis par paquets, comme de grandes feuilles emportées par le vent. Ils sont là autour de Panturle, à flotter dans l'air épais comme des débris de bois autour d'une barque. »

Le petit moissonneur d’Edgar Quinet (1803-1875) Académicien


Ma joie suprême était d’aller, au soleil levant, moissonner avec les moissonneurs. Je menais exactement la vie d’un paysan. Avec une petite faucille, je moissonnais dans mon sillon; on ne me permettait pas d’emporter ce que j’avais moissonné. Je ne devais regarder comme mien que ce que j’avais glané. Mais de ces glanures, je faisais des gerbes qui m’appartenaient. Je dressais moi-même mon aire, je battais mon blé. Je l’enfermais dans un sac; je l’envoyais au moulin. Et quel moment lorsque je recevais en retour une blanche farine! Je la pétrissais en gâteaux, et je les faisais cuire dans un petit four que j’avais construit.





Le Battage

Deux chevaux robustes, las et patients, tournent le manège qui met en mouvement la machine à battre. Ils font ronfler les roues et les courroies. Un enfant agite son fouet pour exciter et pour chasser les mouches avides de leur sueur.
Des hommes apportent sur leur dos de lourdes gerbes que les femmes, en grand chapeau de paille, pieds nus sur l’aire, donnent à mâcher par poignées à la batteuse, qui bourdonne comme une ruche.
Un maigre et vigoureux garçon enlève la paille au bout d’une fourche, tandis que le grain versé dans une vanneuse à la manivelle abandonne au souffle de l’air les débris de ses tuniques légères. Bêtes et gens agissent de concert avec lenteur obstinée des âmes rustiques.



Les petits bergers
ou la transhumance d'Alphonse de Lamartine (1807-1829)

Nous partons, nous chassons devant le troupeau commun dont la longue file suit, à pas inégaux, les sentiers tortueux et arides des premières collines. Chacun de nous, à tour de rôle, va ramener les chèvres à coups de pierres, quand elles s’égarent en franchissant les haies.
Après avoir gravi les premières hauteurs nues qui dominent le village et qu’on n’atteint pas en moins d’une heure au pas des troupeaux, nous entrons dans une gorge haute, très escarpée, où l’on n’aperçoit plus ni maison, ni fumée, ni culture.

Retour d'Alpage Extrait des Lettres de mon Moulin d' Alphonse Daudet (1840-1897)
Nous partons, nous chassons devant le troupeau commun dont la longue file suit, à pas inégaux, les sentiers tortueux et arides des premières collines. Chacun de nous, à tour de rôle, va ramener les chèvres à coups de pierres, quand elles s’égarent en franchissant les haies. Après avoir gravi les premières hauteurs nues qui dominent le village et qu’on n’atteint pas en moins d’une heure au pas des troupeaux, nous entrons dans une gorge haute, très escarpée, où l’on n’aperçoit plus ni maison, ni fumée, ni culture. ” Puis, tout à coup, vers le soir, un grand cri : “ Les voilà ! ” et là-bas, au lointain, nous voyons le troupeau s'avancer dans une gloire de poussière. Toute la route semble marcher avec lui... Les vieux béliers viennent d'abord, la corne en avant, l'air sauvage ; derrière eux le gros des moutons, les mères un peu lasses, leurs nourrissons dans les pattes ; - les mules à pompons rouges portant dans des paniers les agnelets d'un jour qu'elles bercent en marchant; puis les chiens tout suants, avec des langues jusqu'à terre, et deux grands coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux qui leur tombent sur les talons comme des chapes. Tout cela défile devant nous joyeusement et s'engouffre sous le portail, en piétinant avec un bruit d'averse... Il faut voir quel émoi dans la maison. Du haut de leur perchoir, les gros paons vert et or, à crête de tulle, ont reconnu les arrivants et les accueillent par un formidable coup de trompette. Le poulailler qui s'endormait, se réveille en sursaut. Tout le monde est sur pied : pigeons, canards, dindons, pintades. La basse-cour est comme folle ; les poules parlent de passer la nuit !... On dirait que chaque mouton a rapporté dans sa laine, avec un parfum d'Alpes sauvage, un peu de cet air vif des montagnes qui grise et qui fait danser. C'est au milieu de tout ce train que le troupeau gagne son gîte. Rien de charmant comme cette installation. Les vieux béliers s'attendrissent en revoyant leur crèche. Les agneaux, les tout petits, ceux qui sont nés dans le voyage et n'ont jamais vu la ferme, regardent autour d'eux avec étonnement.

LA VACHE de Jules Renard (1864-1910)

Las de chercher, on a fini par ne pas lui donner de nom. Elle s'appelle simplement “ la vache ” et c'est le nom qui lui va le mieux.
D'ailleurs, qu'importe, pourvu qu'elle mange !
Or, l'herbe fraîche, le foin sec, les légumes, le grain et même le pain et le sel, elle a tout à discrétion, et elle mange de tout, tout le temps, deux fois, puisqu'elle rumine.
Dès qu'elle m'a vu, elle accourt d'un petit pas léger, en sabots fendus, la peau bien tirée sur ses pattes comme un bas blanc, elle arrive certaine que j'apporte quelque chose qui se mange. Et l'admirant chaque fois, je ne peux que lui dire : “ Tiens, mange ! ” Mais de ce qu'elle absorbe elle fait du lait et non de la graisse. A heure fixe, elle offre son pis plein et carré.
Elle ne retient pas le lait, - il y a des vaches qui le retiennent, - généreusement, par ses quatre trayons élastiques, à peine pressés, elle vide sa fontaine. Elle ne remue ni le pied, ni la queue, mais de sa langue énorme et souple, elle s'amuse à lécher le dos de la servante.
Quoiqu'elle vive seule, l'appétit l'empêche de s'ennuyer. Il est rare qu'elle beugle de regret au souvenir vague de son dernier veau. Mais elle aime les visites, accueillante avec ses cornes relevées sur le front, et ses lèvres affriandées d'où pendent un fil d'eau et un brin d'herbe.
Les hommes, qui ne craignent rien, flattent son ventre débordant ; les femmes, étonnées qu'une si grosse bête soit si douce, ne se défient plus que de ses caresses et font des rêves de bonheur.
Elle aime que je la gratte entre les cornes. Je recule un peu, parce qu'elle s'approche de plaisir, et la bonne grosse bête se laisse faire, jusqu'à ce que j'aie mis le pied dans sa bouse.

Dictées du certificat d'étude sur la Basse-Cour

Un coloriage avant ou après la dictée!!!



La poule et ses poussins chez nous on dirait la Clouque poule couveuse extrait d'un texte de Buffon ( 1707-1788) Naturaliste

Cette mère qui a montré tant d’ardeur pour couver ne se refroidit pas lorsque ses poussins sont éclos; son attachement, fortifié par la vue de ces petits êtres qui lui doivent obéissance, s’accroît encore tous les jours par les soins qu’ exige leur faiblesse.
Sans cesse occupée d’eux, elle ne cherche de la nourriture que pour eux; elle les met sous ses ailes à l’abri des intempéries et se livre à ses tendres soins avec tant d’ardeur que sa constitution en est sensiblement altérée et qu’il est facile de distinguer de toute autre poule une mère qui mène ses petits, soit à ses plumes hérissées et à ses ailes traînantes, soit au son enroué de sa voix et à ses différentes inflexions, toutes expressives et ayant toutes une forte empreinte de sollicitude et d’affection maternelle.

LA POULE extrait d'Histoire naturelle de Jules Renard (1864-1910)

Pattes jointes, elle saute du poulailler, dès qu’on lui ouvre la porte.
C’est une poule commune, modestement parée et qui ne pond jamais d’œufs d’or.
Éblouie de lumière, elle fait quelques pas, indécise, dans la cour.
Elle voit d’abord le tas de cendres où, chaque matin, elle a coutume de s’ébattre.
Elle s’y roule, s’y trempe, et, d’une vive agitation d’ailes, les plumes gonflées, elle secoue ses puces de la nuit.
Puis elle va boire au plat creux que la dernière averse a rempli.
Elle ne boit que de l’eau.
Elle boit par petits coups et dresse le col, en équilibre sur le bord du plat.
Ensuite elle cherche sa nourriture éparse.
Les fines herbes sont à elle, et les insectes et les graines perdues.
Elle pique, elle pique, infatigable.
De temps en temps, elle s’arrête.
Droite sous son bonnet phrygien, l’œil vif, le jabot avantageux, elle écoute de l’une et de l’autre oreille.
Et, sûre qu’il n’y a rien de neuf, elle se remet en quête.
Elle lève haut ses pattes raides, comme ceux qui ont la goutte. Elle écarte les doigts et les pose avec précaution, sans bruit.
On dirait qu’elle marche pieds nus.[...]

A l’aube à la ferme d’ E.Erckmann & A.Chatrian XIXème


Tout était silencieux, le soleil éclairait à peine la cime des plus hauts peupliers; un calme profond régnait dans l’air.
Peu à peu le jour descendit des toits et les ombres s’allongèrent dans la cour. Puis, au loin, bien au loin, on entendit une alouette qui chantait; puis un coq passa la tête par la lucarne du poulailler, fit un pas, déploya ses ailes brillantes pour y laisser pénétrer l’air frais du matin; un frisson de bonheur souleva toutes ses plumes; il enfla sa poitrine et lança dans l’espace un cri perçant
Enfin les vifs rayons du soleil glissèrent dans les étables; une brebis bêla lentement, toutes les autres lui répondirent.

Le Pré de Jacques de Gachons

Dans la partie la plus élevée, vers le chemin creux, un très vieux chêne étendait ses rameaux en un large geste de protection et donnait une ombre douce et ronde. Plus bas, bruissait un rideau de peupliers. Une source, tout près, remuait et s’élançait sur la pente jusqu’à une petite mare qui servait d’abreuvoir aux hôtes du champ.
Il y avait là deux juments, quatre poulains, douze vaches et six veaux. Çà et là, quelques seigneurs de moindre importance: une vingtaine de poules, deux coqs et un troupeau de dindons. Tout ce petit monde vivait paisiblement, les poulains avec les chevaux, les veaux avec les vaches, les poules picorant en tirailleurs.

Dans la cour de la ferme de G.de Maupassant 1850-1893

Un tiède soleil d’automne tombait dans la cour de la ferme par dessus les grands hêtres des fossés. Sous le gazon tondu par les vaches, la terre imprégnée de pluie récente était moite, enfonçait sous les pieds avec un bruit d’eau, et les pommiers chargés de pommes semaient leurs fruits d’un vert pâle dans le vert foncé de l’herbage. Quatre jeunes génisses paissaient, attachées en ligne, et meuglant par moments vers la maison; les volailles mettaient un mouvement coloré sur le fumier, devant l’étable, tandis que les deux coqs chantaient sans cesse.

Dans la basse-cour d’André Theuriet (Académicien)1833-1907

Tout le poulailler est dehors et la fermière distribue de libérales poignées d’orge à toute la troupe volante, gloussante et chantante.
Au milieu, les coqs dressés sur leurs ergots, la crête rouge en bataille, le cou droit, la queue en faucille, surveillent à droite et à gauche les poules qui accourent en trottinant et se poussent pour becqueter le grain.

mercredi 29 août 2007

Tous les thés et SWAP 1




Après mes lectures de l’été et en préparant mon exposition sur
« Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll, (de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson 1832 1898) j’ai découvert les swaps et je vais faire partie du prochain sur le Thé et la Littérature.
" Sous un arbre, devant la maison, une table se trouvait mise. le Lièvre de Mars et le Chapelier y prenaient le Thé... " Vous prendrez bien un peu de vin" proposa d'un ton de voix des plus aimables, le Lièvre de Mars. Alice promena son regard sur toute l'étendue de la table, sans y découvrir rien d'autre que du Thé." Je ne vois pas, fit-elle observer, le moindre soupçon de vin. "Il n'y en a pas" admit le Lièvre de Mars. " En ce cas ce n'était pas très poli de m'en offrir" répliqua Alice en colère. " Ce n'était pas très poli de votre part de venir vous asseoir ici sans y avoir été invitée", riposta le Lièvre de Mars.









Alors je me lance ici pour l'explication d'un SWAP pour ceux qui ne connaîtraient pas et voudraient y participer.

Voici 2 adresses :
Swap.the.litterature@gmail.com sur le blog littéraire de « p’tit coin de lecture" et sur celui des "lectures de Kalistina"

Swap signifie en anglais échange. Il s'agit donc sur un thème donné d’échanger un objet ou plusieurs objets. Suivant le règlement du swap, l'objet doit correspondre à tel ou tel thème et le plus souvent il est réalisé par la "swappeuse (ou le swappeur...) qui envoient" pour coller le plus possible aux goûts de la " swappée" (swappeuse (swappeur) qui reçoit).
C'est tout compte fait un jeu, qui permet de réaliser quelque chose pour une personne que l'on ne connaît pas, s'investir généreusement pour l'autre et être gâté à son tour!! L'échange est basé sur la confiance, la surprise et le hasard.
Il ne s'agit pas d'un troc puisque dans le cadre d'un troc, les deux partis choisissent les objets à troquer. à vos colis!!!!!

Et comme j'adore le thé je vous propose de une visite virtuelle des musées des théières à Dinan en Bretagne et celui des Mariages Fréres à Paris.
Des sites aussi à découvrir Tea for two or Tea o'clock alone qui vous inspireront. Pour les bibliothèques aisées, un exposition est proposée sur Instants mobiles 79980 Longnes.

Enfin une méditation de William Gladstone
Si tu as froid, le thé te réchauffera
Si tu as chaud, ça te détendra
Si tu es dépressif, ça te réconfortera
Si tu es excité, ça te calmera .....


Ou encore de belles expositions en France à voir sur cette héroïne anglaise:

  • "Alice au pays des merveilles par Pat Andréa" au Château de Chennonceau 31750
  • "à Travers le miroir" au Musée d'art et archéologie d'Aurillac 15000
  • "Jardins et Merveilles ou le miroir d'Alice" à Lacroix-Laval 69 Rhône