Super méga nouvelle notre catalogue est en ligne
Ce blog a été imaginé pour communiquer autour d’animations et expositions originales, variées et faciles à mettre en place dans une bibliothèque municipale rurale. Des rencontres insolites, la convivialité et la persévérance ont permis des réalisations surprenantes autour des livres, des auteurs et d'autres artistes peintres, sculpteurs, photographes pour le plaisir de tous en espérant de nombreux échanges créatifs...
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Caramels à un franc: JP Malaval Souny 1995

Le Cuisinier de Martin Suter Bourgeois 2010
Un dialogue simple et vrai, plein de tendresse. Sous prétexte de parler de légumes, de fruits; un jardinier et un peintre parlent de la vie, du bonheur, des rêves et partagent des repas bio.
Ecole des saveurs Erica Bauermeister J'ai lu 2011

Maîtresse des épices: C Banerjee Picquier 2007

Nous, les filles: M Rouanet Pocket 1990
Pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d'amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine avec ces mariés perché au sommet, le jour du mariage que symbolise t-elle ?


Je vous rappelle que nous avions fait avec notre exposition en avril 2006 "S'il te plaît, Conte-moi un tableau" avec des préparations gourmandes, inspirées des contes traditionnels.Bernard Pivot a su mêler les Mots et les Mets
Dictée Bernard Pivot 1989 : De la littérature à l'estomac
Entre mon gîte et la Bibliothèque nationale, je suis souvent saisie d'une fringale irrépressible. On a beau dire, les nourritures intellectuelles ne sauraient remplacer le boire et le manger. Quand le corps crie famine et que les leitmotive de la faim surgissent continûment, ce n'est la lecture ni de Racine, ni de La Fontaine, ni de Chateaubriand, qui peut apaiser une poche stomacale rendue exiguë par le jeûne et l'abstinence.
Quel martyre que de devoir, à jeun, lire des récits de pique-niques extra, de lippées sublimes et d'agapes excellemment arrosées!
Les festins littéraires font saliver et endêver les futurs agrégés sans le sou. Je me rappelle les goûters de mon enfance, quand mon père me rangeait parmi les fanatiques de la fourchette, les ogresses et les sybarites. Puis le temps, des vaches maigres est arrivé. Aujourd'hui, je suis parfois si obsédée par la faim que, penchée sur les trésors de la Bibliothèque nationale, je les confonds avec ceux de la gastronomie: manuscrits médiévaux et fricandeaux, palimpsestes minoens et courts-bouillons, in-folio et sot-l'y-laisse, ainsi que les culs-de-lampe historiés et les cancoillottes très parfumées, les incunables et les pets-de-nonne, les petits livres et les petits-beurre.
Écrirai-je un jour l'autobiographie qui, dût-il m'en coûter, retracera la route qu'on m'avait assuré être la plus facile, racontera ma jeunesse qui s'est tantôt cherchée, tantôt fuie, qui eût aimé s'empiffrer, qui s'est défendu de souffrir, qui s'est révoltée, et dont les privations ont exhaussé mon âme ?